06-09-2010
 
Les Easter Eggs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 4
FaibleMeilleur 
Écrit par ReName - Journal des Etudiants de l'EFREI   
04-06-2010

Logo ReNameNon, je ne vais pas distribuer des œufs de Pâques avec un mois de retard. Un easter egg, c’est tout simplement une fonction cachée dans un programme. Oui, les développeurs sont parfois de sacrés farceurs. Certains parlent également d’easter eggs dans les films ou la littérature : dans ce cas, il s’agit de clins d’œil bien cachés. Quel que soit leur support, ils n’attendent qu’une chose : qu’utilisateurs curieux les découvrent.

Dans cet article, je vais vous en présenter quelques-uns, notamment parmi les plus connus. Attention, je ne vais pas vous fournir de captures d’écran, ni vous donner tous les détails. Il va falloir les tester par vous-même. Je n’ai indiqué sur cette page que des easter eggs que j’ai pu tester (ou voir fonctionner de mes yeux). La plupart du temps, il va vous falloir aller en salle Unix (ou avoir une distribution GNU/ Linux sous la main) pour tout tester. Mais ne vous y fiez pas, il en existe de partout... Si vous voulez partir à la découverte de ces œufs sur votre plateforme et dans vos logiciels favoris, une seule possibilité : le moteur de recherche, où bon nombre d’entre eux sont documentés.

Dans Firefox

Nous allons commencer par Firefox, que vous utilisez probablement tous les jours. Il abrite plusieurs easter eggs, dont un qui est probablement le plus populaire de tous.
Pour le voir, ouvrez Firefox, puis tapez « about:mozilla » dans la barre d’adresse. Cela devrait vous afficher une page rouge, avec un extrait du « livre de Mozilla ». Historiquement, cet easter egg remonte à l’époque de Netscape, et le texte fait référence à l’histoire de Netscape, puis de Firefox. Dans certaines vieilles versions d’Internet Explorer (inférieures à la 6), le « about:mozilla » affiche une page du même bleu que les BSOD.
Maintenant, remplacer « about:mozilla » par « about:robots » (avec Firefox 3 ou plus). Cela devrait vous afficher une page présentée de la même manière que les messages d’erreurs, avec pour texte les 3 lois de la robotique... légèrement modifiées. Ah, et pensez à appuyer sur le bouton en bas de la page.

Sur Google

La firme de Mountain View ne manque pas d’humour : Google a créé de nombreux Easters Eggs, répartis dans plusieurs produits. On ne va pas parler ici des petits malins ayant fait un Google Bombing pour avoir une page amusante qui s’affiche en premier (typiquement, avec l’expression « Trouver Chuck Norris »), mais des easters eggs mis en place par les développeurs de Google eux-mêmes.
On commence par le moteur de recherche : faites une recherche sur Google avec les termes « answer to life, the universe and everything ». La fonction calculatrice devrait vous indiquer que la valeur de l’expression est « 42 », en référence au livre de Douglas Adams, le Guide du Voyageur Galactique.
Dans un registre totalement différent, on retrouve un easter egg dans Google Earth : le raccourci clavier Ctrl + Alt + A fait apparaître un simulateur de vol.
Dans la dernière surprise listée, taper le code Konami (Haut, Haut, Bas, Bas, Gauche, Droite, Gauche, Droite, B, A) dans Google Reader fait apparaître un thème avec un ninja dans la barre de gauche. Mais ce sont loin d’être les seuls à exploiter ce code sur un site Web... Essayez sur Adsl.Free.Fr par exemple, vous aurez des surprises.

Dans OpenOffice

Les développeurs d’OpenOffice sont de sacrés farceurs. Il existe un certains nombre de jeux cachés dans ce logiciel bureautique. Par exemple, dans Calc, le tableur, entrez la formule =GAME(«StarWars») dans une cellule quelconque. Vous aurez alors la possibilité de jouer à un jeu semblable à Space Invaliders. Revalidez la formule, et le tableur vous dira « Oh no, not again ! ». En clair, arrêtez de procrastiner et remettez-vous au travail !
Heureusement, il y a d’autres jeux. Notamment un morpion, assez bogué. La formule magique pour le faire apparaître est =GAME(A2:C4;»TicTacToe»). Vous pouvez bien entendu remplacer la plage de cases par une autre, pourvu que sa faille soit 3x3. N’hésitez pas à vous balader dans la matrice du jeu : cela vous permettra de voir dans la barre de formule les O placés mais invisibles sur la feuille de calcul (on vous a dit que c’était bogué).
Enfin, la fonction GAME() ne vous a pas encore tout dit. Tapez =GAME(«Froggie») pour... Et bien pour pas grandchose en fait. Cela fera juste apparaître le mot « Froggie » dans la cellule. Qui veut implémenter le jeu ?
Le traitement de texte, Writer, recèle également quelques pépites, pour ceux qui savent les trouver. On peut ainsi trouver une photo de l’équipe de développement en tapant le texte StarWriterTeam, puis en validant avec F3. Il existe la même fonction pour les possesseurs de GoOO, une version remaniée d’OpenOffice.org avec quelques fonctions supplémentaires. Le texte à taper est alors GoOOTeam.
Malheureusement pour les utilisateurs d’Office, il n’y a plus d’easter eggs dans les versions récentes, Microsoft ayant fait le ménage dans le code de son programme. Ceux ayant conservés de vieilles versions (comme Office 97, oui, ça commence à dater !) pourront toutefois procrastiner en jouant au flipper. La manipulation pour le lancer étant particulièrement complexe, je vous renvoie sur Internet.

Dans le gestionnaire de bureau Gnome

Gnome, le gestionnaire de bureau utilisé à l’EFREI (sur les machines des salles Unix), n’échappe pas à la tradition : il existe plusieurs « bonus » cachés dans ses arcanes.
Pour commencer, appuyez sur Alt + F2, pour faire apparaître la fenêtre « Lancer une application ». Dans la zone de texte, tapez « free the fish ». Comme le texte l’indique, vous venez de libérer un sympathique poisson qui va désormais nager sur votre écran. Un clic le fait partir, mais gare : il va revenir tout le long de votre session.
Et pour changer, Gnome intègre lui aussi un jeu caché. Toujours dans la fenêtre « Lancer une application », tapez « gegls from outer space » : un autre clone de Space Invaliders devrait s’ouvrir devant vos yeux ébahis.

Une nouvelle Aptitude

On continue cette série avec les outils de gestion de paquets Debian, et les « Super Cow Powers ».
Si vous avez pris la bonne habitude de lire les manuels des applications que vous utilisez, quelque chose a dû vous interpeller dans l’aide d’apt-get (apt-get -h). Tout à la fin, il est écrit « Cet APT a des « Super Cow Powers ». ». En revanche, sur Aptitude, la phrase contraire est indiquée, à savoir « Cette aptitude n’a pas de « Super Cow Powers ». ». Que signifient ces deux phrases ?
Pour comprendre, il suffit d’ouvrir un terminal, puis de tapez « apt-get moo ». Je vous laisse admirer le résultat. Et aptitude moo ? Et bien... Rien, si ce n’est que ce n’est pas un message d’erreur, ce qui devrait vous inciter à continuer avec « aptitude -v moo », puis « aptitude -vv moo », etc. On ne peut regretter qu’une chose : que la phrase d’origine du « Petit Prince » ne soit pas totalement identique.
Et vu que les administrateurs systèmes sont des joueurs, il y a également un démineur dans Aptitude.

Dans vos projets

Et pourquoi pas ? Si au lieu de procrastiner, vous co-diez vos projets à temps, vous auriez peut-être le temps d’y inclure des easters eggs, mmhh ? Qui sait, peut-être qu’un jour, on en retrouvera dans votre journal favori. Bref, continuez à chercher, vous pourriez être surpris !


ReName - Journal Des Etudiants De L'EFREI
A propos de l'auteur:

Depuis 7 ans, ReName est le journal étudiant de l'EFREI. Entièrement écrit et réalisé par des EFREIens, il rassemble des articles variés, du dernier film à aller voir à des rappels de vocabulaire... Bref, un parfait apperçu de la vie actuelle d'un élève de notre école !

Lire plus >>